D’abord un grand très grand Merci à le fine équipe du Cras, et aux pièces rapportées!
18h D’abord on teste l’ensemble du dispositif technique vidéo proj et son… La connexion vidéo semble faire des caprices puis se calme… Ça tiendra jusqu’à la projection, non?
La première partie c’est l’auberge espagnole.. ça arrive progressivement cheveux blancs mais pas que…
Au moment de la projection une bonne trentaine de personnes sont là.. j’en connais bien un tiers…
Premier problème, le vidéo projecteur boude, il ne veut pas démarrer… On peut dire qu’alors, l’intelligence collective se met en marche.. Quelques diagnostics circulent..3 c’est le câble, non?” “et si tu redémarres l’ordi.. ” etc… Un courageux ira jusqu’à aller sur la prise HDMI du projecteur et soufler dedans pour éventuellement chasser des poussières obstructrice.. On devra notre salut à celle qui dira,” je vais chercher mon ordi…” Et là , miracle, après quelques configurations tatillonnes, tout rentre dans l’ordre…
Un bon coup de stress, où je vais jusqu’à me demander si ce n’est pas moi qui porte la poisse…
Présentation du Cras, puis ma présentation résumée à une invitation après la projection, à organiser les sièges en cercle pour favoriser la communication pendant le débat…
C’est parti.. et c’est là que je me rends compte que je me suis trompé de version… J’avais l’idée d’une version courte (relativement courte) d’ 1h42 et c’est parti pour celle d’1h57 … On va avoir droit à pas mal de séquences concernant la LCR/100% à gauche, que j’avais retirées suite à un crash-test effectué il y a un mois en comité restreint.
L’angoisse principale quand tu assistes à la projection de ton film, en public, aussi restreint soit-il c’est que les gens s’emmerdent… Tu es à l’affût de tout bruit qui pourrait le notifier…
Parfois des rires qui surnagent, et tu commences à regretter de ne pas en avoir mis plus souvent… un gag toutes les dix minutes par exemple..
Et puis , enfin arrive le compte à rebours.. plus que 5 séquences, 4,3,… Générique.. applaudissements massifs… euh… pas autant que si il y avait 200 personnes dans la salle, bien sûr… mais bon, tu ne distingues pas bien si ce sont des applaudissements enthousiastes, ou de convenances.
La salle se reconfigures un peu maladroitement en cercle , dont je suis malgré tout à une intersection centrale, mais pas trop… Bien sûr , tu as oublié de lancer le magneto , généreusement prêté par le Cras, histoire d’avoir une trace
La première question vient d’une amie de longue date (ex tvbruits) , en gros “Pourquoi tu as voulu faire ce film”…
Ça me mets direct au centre du débat, c’est ce que je voulais éviter… je contourne la question, et je lance au public “Ce qui m’intéresse ici, c’est en quoi ce film interroge vos pratiques militantes” ou un truc tout aussi sec… Il y a un moment de flottement…
Ici ma mémoire va flancher pour restituer , dans l’ordre, les sujets abordés…
Il y a eu l’intervention de la jeune femme qui avait eu la bonne idée d’amener son ordi, “Mais en fait, c’est toujours les mêmes problèmes, le film est à la fois intéressant parcequ’il montre combien il y a plus de 20 ans déjà, ces questions étaient posée, et comment aujourd’hui ce sont sensiblement les mêmes questions qui se posent et c’est presque désespérant..”
Plus tard, elle évoquera la différence avec aujourd’hui, que sont les réseaux sociaux, en expliquant que sur la lutte contre l’A9, les réseaux sociaux reprendront les fakes news de la Dépêche, et que ça ne va pas aider..
Dans un élan de narcissisme, je lui dit qu’à l’époque,pendant le tournage, j’étais un réseau social à moi tout seul, puisque je tenais un blog que les personnes chanceuses qui avaient l’internet pouvaient consulter, et ça provoquait alors des retours intéressants…
Une très jeune femme, (relativement à la moyenne d’âge) de la salle :”Mais on voit là de l’intersectionnalité en pratique…”
Je ne pourrais pas m’empêcher de lui dire qu’il y a dans ce film une personne qui fera partie de celle qui déclenchera l’arrivée de ce concept en France… Sous la torture de donnerais son nom, mais, à l’écrit, non, je ne le donnerais pas ici…
S’en suivra quelques interventions qui semblaient construites sur un quiproquo.. comme si l’intersectionnalité avait déjà existée longtemps avant.
Un personne habituée du lieu et présente dans cette période, se partageant en pointillé entre l’Algérie et ici, partagera ce qu’il a vu pratiquer là-bas dans certains villages. Grosse matière!
Une demande réprobatrice de précisions sur la position de Motivé-e-s lors de la venue de Lepen… suivi d’un commentaire, ” de toutes les façons , faut virer cette séquence, on n’y comprends rien”
Un reproche largement, contesté par certains témoin, concernant l’absence de Motivé-e-s lors de la catastrophe d’AZF
Bien d’autres interventions auront lieux, dont ma mémoire un peu usée aura du mal à ce souvenir…
Une dernière assez lâche: “Il y a deux, ou trois fautes d’orthographes” sans même me dire où ? Humiliation suprême!
Il faudrait aussi parler de la façon dont je devais renvoyer systématiquement le micro qui après chaque intervention me revenait…
Après le débat, j’aurais un échange entre pro avec l’amie ex-tv bruits citée au début
“Mais pourquoi t’as coupé là..?”
“Mais c’est que, le son ou l’image était naze”
“Ah oui je vois bien..”
Entre “pro” on se comprends bien..
Suite à cette rencontre , il y a eu deux ou trois ouvertures pour éventuellement projeter le film… On va voir
A une amie , membre active du Cras et qui m’a covoituré jusqu’à Muret pour que je récupère ma voiture, je demande “Mais tu t’y retrouves bien , au Cras?” Sa réponse, “Ha oui ! tu en connais toi d’autres lieux comme celui-là ? Ils sont rares, non?”
Je repars de cette séance bien heureux, et avec une envie naissante, qui serait, cette fois, de faire un documentaire de 24 heures au moins,avec comme thème “Pourquoi, la démocratie, au bout du bout, dans les milieux militants, et ben, ça marche pas…” et que faire pour que ça marche vraiment… surtout quand les fachos ont déjà bien plus qu’un pied dans la porte… Oui ça a à voir…
D’abord un grand très grand Merci à le fine équipe du Cras, et aux pièces rapportées!
18h D’abord on teste l’ensemble du dispositif technique vidéo proj et son… La connexion vidéo semble faire des caprices puis se calme… Ça tiendra jusqu’à la projection, non?
La première partie c’est l’auberge espagnole.. ça arrive progressivement cheveux blancs mais pas que…
Au moment de la projection une bonne trentaine de personnes sont là.. j’en connais bien un tiers…
Premier problème, le vidéo projecteur boude, il ne veut pas démarrer… On peut dire qu’alors, l’intelligence collective se met en marche.. Quelques diagnostics circulent..3 c’est le câble, non?” “et si tu redémarres l’ordi.. ” etc… Un courageux ira jusqu’à aller sur la prise HDMI du projecteur et soufler dedans pour éventuellement chasser des poussières obstructrice.. On devra notre salut à celle qui dira,” je vais chercher mon ordi…” Et là , miracle, après quelques configurations tatillonnes, tout rentre dans l’ordre…
Un bon coup de stress, où je vais jusqu’à me demander si ce n’est pas moi qui porte la poisse…
Présentation du Cras, puis ma présentation résumée à une invitation après la projection, à organiser les sièges en cercle pour favoriser la communication pendant le débat…
C’est parti.. et c’est là que je me rends compte que je me suis trompé de version… J’avais l’idée d’une version courte (relativement courte) d’ 1h42 et c’est parti pour celle d’1h57 … On va avoir droit à pas mal de séquences concernant la LCR/100% à gauche, que j’avais retirées suite à un crash-test effectué il y a un mois en comité restreint.
L’angoisse principale quand tu assistes à la projection de ton film, en public, aussi restreint soit-il c’est que les gens s’emmerdent… Tu es à l’affût de tout bruit qui pourrait le notifier…
Parfois des rires qui surnagent, et tu commences à regretter de ne pas en avoir mis plus souvent… un gag toutes les dix minutes par exemple..
Et puis , enfin arrive le compte à rebours.. plus que 5 séquences, 4,3,… Générique.. applaudissements massifs… euh… pas autant que si il y avait 200 personnes dans la salle, bien sûr… mais bon, tu ne distingues pas bien si ce sont des applaudissements enthousiastes, ou de convenances.
La salle se reconfigures un peu maladroitement en cercle , dont je suis malgré tout à une intersection centrale, mais pas trop… Bien sûr , tu as oublié de lancer le magneto , généreusement prêté par le Cras, histoire d’avoir une trace
La première question vient d’une amie de longue date (ex tvbruits) , en gros “Pourquoi tu as voulu faire ce film”…
Ça me mets direct au centre du débat, c’est ce que je voulais éviter… je contourne la question, et je lance au public “Ce qui m’intéresse ici, c’est en quoi ce film interroge vos pratiques militantes” ou un truc tout aussi sec… Il y a un moment de flottement…
Ici ma mémoire va flancher pour restituer , dans l’ordre, les sujets abordés…
Il y a eu l’intervention de la jeune femme qui avait eu la bonne idée d’amener son ordi, “Mais en fait, c’est toujours les mêmes problèmes, le film est à la fois intéressant parcequ’il montre combien il y a plus de 20 ans déjà, ces questions étaient posée, et comment aujourd’hui ce sont sensiblement les mêmes questions qui se posent et c’est presque désespérant..”
Plus tard, elle évoquera la différence avec aujourd’hui, que sont les réseaux sociaux, en expliquant que sur la lutte contre l’A9, les réseaux sociaux reprendront les fakes news de la Dépêche, et que ça ne va pas aider..
Dans un élan de narcissisme, je lui dit qu’à l’époque,pendant le tournage, j’étais un réseau social à moi tout seul, puisque je tenais un blog que les personnes chanceuses qui avaient l’internet pouvaient consulter, et ça provoquait alors des retours intéressants…
Une très jeune femme, (relativement à la moyenne d’âge) de la salle :”Mais on voit là de l’intersectionnalité en pratique…”
Je ne pourrais pas m’empêcher de lui dire qu’il y a dans ce film une personne qui fera partie de celle qui déclenchera l’arrivée de ce concept en France… Sous la torture de donnerais son nom, mais, à l’écrit, non, je ne le donnerais pas ici…
S’en suivra quelques interventions qui semblaient construites sur un quiproquo.. comme si l’intersectionnalité avait déjà existée longtemps avant.
Un personne habituée du lieu et présente dans cette période, se partageant en pointillé entre l’Algérie et ici, partagera ce qu’il a vu pratiquer là-bas dans certains villages. Grosse matière!
Une demande réprobatrice de précisions sur la position de Motivé-e-s lors de la venue de Lepen… suivi d’un commentaire, ” de toutes les façons , faut virer cette séquence, on n’y comprends rien”
Un reproche largement, contesté par certains témoin, concernant l’absence de Motivé-e-s lors de la catastrophe d’AZF
Bien d’autres interventions auront lieux, dont ma mémoire un peu usée aura du mal à ce souvenir…
Une dernière assez lâche: “Il y a deux, ou trois fautes d’orthographes” sans même me dire où ? Humiliation suprême!
Il faudrait aussi parler de la façon dont je devais renvoyer systématiquement le micro qui après chaque intervention me revenait…
Après le débat, j’aurais un échange entre pro avec l’amie ex-tv bruits citée au début
“Mais pourquoi t’as coupé là..?”
“Mais c’est que, le son ou l’image était naze”
“Ah oui je vois bien..”
Entre “pro” on se comprends bien..
Suite à cette rencontre , il y a eu deux ou trois ouvertures pour éventuellement projeter le film… On va voir
A une amie , membre active du Cras et qui m’a covoituré jusqu’à Muret pour que je récupère ma voiture, je demande “Mais tu t’y retrouves bien , au Cras?” Sa réponse, “Ha oui ! tu en connais toi d’autres lieux comme celui-là ? Ils sont rares, non?”
Je repars de cette séance bien heureux, et avec une envie naissante, qui serait, cette fois, de faire un documentaire de 24 heures au moins,avec comme thème “Pourquoi, la démocratie, au bout du bout, dans les milieux militants, et ben, ça marche pas…” et que faire pour que ça marche vraiment… surtout quand les fachos ont déjà bien plus qu’un pied dans la porte… Oui ça a à voir…
J’ai été un peu long, non ?